Des nouvelles photos dans le blog des Louloux (oct 2008)

17

Aoû

2007

Le cosmonaute PDF Imprimer Envoyer
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Reportages
Écrit par Isabelle   
Quand je serai grand, je serai... (roulement de tambour... de machine à laver) réparateur de machines à laver... ou bien je serai psychologue et laverai le linge sale des familles (au figuréCligne de l'oeil, ou bien je serai plombier-zingeur-gitane-maïs ou encore cosmonaute sur un fil d'ariane, voire hôtesse de l'air ! Mais je vous assure, il n'y a pas plus relaxant, excitant, intéressant que de regarder tourner le tambour d'une machine à laver ! vous devriez essayer, c'est mieux que la méthode Coué, le yoga et le végétarisme hindouiste... c'est fa-bu-leux ! Que voulez-vous, je suis un contemplatif ! Je regarde tourner le monde et mousser la lessive et je suis heureux, depuis peu, je sais aussi appuyer sur tous les boutons et ouvrir et fermer le hublot. Vous, les adultes, vous ne savez plus regarder les choses simples qui vous entourent.



Il y a un an, je me préparais à venir au monde, comme un cosmonaute :

Je suis comme un cosmonaute
Dans une capsule spatiale
En apesanteur, je flotte
Rien ne peut me faire de mal
Je suis relié en permanence
Au vaisseau intersidéral
Qui assure la maintenance
Grâce au cordon ombilical
J'arrive à la fin du voyage
Déjà neuf mois que j'attends
Je suis parti sans bagage
Je serai nu en arrivant
Et je viens du fond des âges
Je viens du bout de la nuit
Au début, j'étais au large
Maintenant c'est trop petit

"Tu vas débarquer sur la terre&quot
Ont dit les Sages à mon départ
"Fais attention à la lumière
Toi qui voyag'ras dans le noir
Tu vas dans le monde des hommes
Ils vont bien prendre soin de toi
Elle va t'aimer, tu verras comme
Elle te serrera dans ses bras"
J'en sais plus long qu'on le pense
Sur ce qui se passe dehors
Si j'ai grandi dans le silence
Depuis que j'approche du port
J'entends souvent quelqu'un qui chante
J'entends des rires, j'entends des pleurs
Et sa voix qui me dit: "Patiente
Encore un peu, c'est presque l'heure"
Et puis elle pose sur ma tête
Sa main pour que je n'aie pas peur
C'est plutôt elle qui s'inquiète
Je le sens au bruit de son cœur
Je suis comme un cosmonaute
Dans une capsule spatiale
En apesanteur, je flotte
Rien ne peut me faire de mal
Je suis relié en permanence
Au vaisseau intersidéral
Qui assure la maintenance
Grâce au cordon ombilical
J'arrive à la fin du voyage
Déjà neuf mois que j'attends
Je suis parti sans bagage
Je serai nu en arrivant
Et je viens du fond des âges
Je viens du bout de la nuit
Au début, j'étais au large
Maintenant c'est trop petit

"Tu vas débarquer sur la terre
Ont dit les Sages à mon départ
"Fais attention à la lumière
Toi qui voyag'ras dans le noir
Tu vas dans le monde des hommes
Ils vont bien prendre soin de toi
Elle va t'aimer, tu verras comme
Elle te serrera dans ses bras"
J'en sais plus long qu'on le pense
Sur ce qui se passe dehors
Si j'ai grandi dans le silence
Depuis que j'approche du port
J'entends souvent quelqu'un qui chante
J'entends des rires, j'entends des pleurs
Et sa voix qui me dit: "Patiente
Encore un peu, c'est presque l'heure"
Et puis elle pose sur ma tête
Sa main pour que je n'aie pas peur
C'est plutôt elle qui s'inquiète
Je le sens au bruit de son cœur

Je sens le vaisseau qui tremble
Nous sommes en phase finale
Nous allons manœuvrer ensemble Pour le moment tout est normal
Le compte à rebours commence
Le processus est engagé
Ce s'ra bientôt la délivrance
Plus le moyen de reculer
Il faut stopper les machines
Ouvrir le sas de sortie
Dépressuriser la cabine
Et plonger dans la vie
Aïe, aïe, aïe, cette lumière
Gardons bien les yeux fermés
Mais qu'y a-t-il, je manque d'air
Ah c'est vrai qu'il faut respirer
Ma poitrine se déchire
C'est la vie qui me fait du mal
Je crie: "Laissez-moi repartir
Là-bas au-delà des étoiles"

Je ne suis plus un cosmonaute
Il n'y a plus d'apesanteur
Je suis tout nu et je grelotte
De faim, de froid et de peur
Je suis tout nu et je grelotte
De faim, de froid et de peur
On rit de moi, on me tripote
Et je crie de rage et je pleure
Je suis si faible comment faire
Pour rejoindre celle qui m'a porté
En elle jusqu'à cette terre
Et qui m'y a abandonné
Alors elle pose sur ma tête
Sa main comme elle faisait avant
"Il ne faut pas que tu t'inquiètes
Je suis là, je suis ta maman"
Il ne faut pas que je m'inquiète
Elle est là, elle est ma maman
Alors elle pose sur ma tête
Sa main comme elle faisait avant
Il ne faut pas que je m'inquiète...

Georges Chelon, 1995
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Mis à jour le Mercredi, 23 Juillet 2008 14:56
 
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